Le CCFD et les sans papiers

Le CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement) et les sans papiers

Les membres de l’équipe CCFD du Choletais sont interpellés par la situation de deux familles d’émigrés arméniens avec quatre enfants. Ces familles ont fui leur pays où leur vie est en danger et elles sont en France depuis plusieurs années. Comment peut-on mettre à la rue des familles dans le pays des Droits de l’Homme qu’est la France ?

Depuis plusieurs semaines, le CCFD participe, aux cotés d’un collectif de mouvements, à l’accompagnement dans le besoin de ces familles ; leur apportant soutien et réconfort psychologique.

En tant que mouvement d’Eglise, nous sommes interpellés par le refus des autorités publiques de répondre à leurs obligations voire leurs promesses face à ces réalités humaines.

C’est au nom de notre foi chrétienne que nous portons un regard particulier. « L’Eglise se sent le devoir d’être proche, comme le bon samaritain, du clandestin et du réfugié, icône contemporaine du voyageur dépouillé, abandonné sur le bord de la route » cette parole de Jean Paul 2 (15 01 1997) n’ a rien perdu de son actualité. Elle justifie à elle seule, par sa référence à l’Evangile, que les chrétiens refusent de choisir entre bons et mauvais migrants, entre clandestins et réguliers entre citoyens pourvus de papiers et d’autres sans papiers. Quels qu’ils soient, ils sont nos frères en humanité.

Depuis que le monde est monde, les humains se déplacent. Il est vain de vouloir contrarier ces mouvements. Aujourd’hui, les démographes estiment même que la France manquera bientôt de gens en âge de travailler. Car, tant que les écarts de richesses seront élevés, des famines créés, des milliers de personnes continueront chaque année à vouloir franchir les frontières, au péril de leur vie. La méthode répressive pour restreindre les entrées dans les pays riches se paiera en termes de tensions politiques et de fractures culturelles.

« Toutes les sociétés humaines se sont construites par de multiples apports humains extérieurs. Les sociétés fermées aux autres se sont sclérosées et appauvries ». Réf : magazine du CCFD Faim et Développement