Paroisse Ste Bernadette : toute une histoire

C’est le 5 Novembre 1961 que Mgr VEUILLOT vint poser la 1 ère pierre, de l’édifice, après avoir dédié la future paroisse à Ste Bernadette ; Puis l’hiver stoppa les travaux ; au printemps 1962, son fondateur l’abbé Maurice Hallouin, est arrêté par la maladie, Il décède le 3 août, à l’âge de 38 ans alors que l’on finissait de monter l’ossature de l’édifice. Le 7 octobre 1962, la première messe fut célébrée dans la crypte par l’abbé MAHE, 1er curé de la paroisse et le 23 juin 1963, Mgr MAZERAT consacrait cette église pendant l’intercession du concile Vatican 2. Cette église venait remplacer la petite chapelle en bois, rue de Bourgneuf, érigée à la suite de 1a Mission de CHOLET en 1946, en guise de chapelle de secours et desservie chaque dimanche par un vicaire de St Pierre, spécialement chargé du quartier .

De 1956 à 1960, CHOLET prit une nouvelle extension. Avec des projets de lotissements aux alentours de l’ex-caserne Tharreau, il devint nécessaire de prévoir la délimitation d’une nouvelle paroisse avec un centre de culte approprié.

En 1961, l’abbé Maurice HALLOUIN, vicaire à St Pierre, fut chargé officiellement par Mg VEUILLOT de prévoir les plans du centre paroissial de l’église et du presbytère.

Relisons les notes de l’abbé HALLOUIN :

« Ne serait-il pas heureux que nous construisions Sa tente,au cœur même de nos quartiers ? Ste Vierge Marie, je vous confie ces exceptionnelles démarches que j’ai été amené à faire ces derniers temps, en vue de la construction d’une nouvelle église. Vous savez les intentions qui m’ont poussé ; ce n’est pas la tranquillité, ni pour me mettre en avant : il s’agit du progrès spirituel d’une communauté de 4000 âmes ».

Aujourd’hui, la paroisse compte quelques 12/13.000 habitants et de nouveaux quartiers continuent de s’implanter avec plus de 200 logements.

Avec le Concile Vatican 2 et le renouveau des paroisses, beaucoup de personnes poursuivent l’œuvre commencée ; car comme l’écrivait notre fondateur en 1960 : « Officiellement, canoniquement, nous voici partis pour1a grande aventure : Créer, développer une paroisse, une communauté d’âmes qui fasse de plus en plus place au Seigneur ; une paroisse qui soit une famille, qui prenne son dynamisme en Vous ,Seigneur et qui entraîne vers Vous le maximum de personnes. Plus que jamais, chacun à,notre place, par les moyens du présent, nous nous aiderons à bâtir la cité fraternelle ».

Aujourd’hui, nous avons donc :

  • une E.A. P. reconnue le 9 juin 1996,
  • un conseil pastoral mis en ace le 12 octobre 1990,
  • une équipe qui assure l’accueil au presbytère,
  • des équipes de préparation aux baptêmes et mariages, des personnes qui accompagnent les familles en deuil et assurent la présidence des sépultures, - des équipes caté et liturgie des enfants,
  • un service liturgie avec équipes liturgiques, décoration florale, service sacristie, organistes et animateurs de chants, secrétariat,
  • une équipe de visite aux malades et personnes isolées, visite et prières à la résidence Tharreau,
  • un conseil économique,"\
    - une équipe d’entretien des locaux,
  • des équipes de réflexion et accompagnement des 20/40 ans.

A énumérer tous ces services, on pourrait penser que la boutique tourne bien ; mais il nous faut mettre toutes ces forces au service de la Mission.

C’est ce que souhaitait l’abbé HALLOUIN, en écrivant en 1960 :

« Bien sûr, il y a une église à construire, mais il y a des orientations, des mouvements à éclairer, à susciter, à fortifier. Plus encore que les pierres scellées dans le ciment ou le fer, il y a des personnes vivant la même recherche, le même service, le même engagement, animées d’une même foi et charité, pour annoncer et glorifier le Seigneur et être davantage près des plus pauvres et de ceux qui sont loin  »

L’abbé HALLOUIN souhaitait une Eglise pauvre, au cœur d’un quartier pauvre, Citons sa prière du 1er janvier 1962 : « O Seigneur, tous ces jours je repense à l’orientation donnée à notre veillée de Noël et à la recherche de pauvreté dans la construction de notre église, Nous parlons des petits et de l’attention aux plus pauvres ; cela revient continuellement dans les sermons, conversations, discussions autour de l’église. Je pense que vous venez de m’ouvrir les yeux.. De tels échanges ou conversations pourraient durer longtemps, sans effectivement aimer les pauvres. J’ai beaucoup besoin de me dire : visite des pauvres, visite les malades, descends dans les familles sales, visite les familles qui te critiquent. La pauvreté est une vue de l’esprit. L’attitude évangélique est de vivre avec les pauvres, pour les pauvres. Il ne me sera pas demandé si j’ai été pauvre, mais si je vous ai aimé et aimé ceux qui Vous entourent et qui sont vôtres. Nous voulons, autant que faire se peut, que cette église ne soit pas un contre témoignage de pauvreté, mais qu’elle permette de découvrir le visage du pauvre du Christ, à travers son Eglise ».