Pastorale des migrants

Des chrétiens s’engagent avec d’autres pour accompagner les familles dans leurs démarches : carte de séjour, scolarité des enfants, recherches de logement, de travail.

Rattachement au Service national de la pastorale des migrants et au Comité diocésain de la pastorale des migrants

Françoise PAGIS 9 AVENUE DE LA Richardière 49300 CHOLET
02.41.62.35.72

Alice COSSAIS
02 41 46 05 71

Thérèse DURAND
02 41 46 04 67

Réalisations ou manifestations récentes :

  • Cercles de silence.
  • Célébration eucharistique au cours de la journée mondiale du migrant et du réfugié.
  • Après midi conviviale.
  • Partage vie et foi.

Message de Benoît XVI pour la 97e Journée mondiale du Migrant et du Réfugié (16 janvier 2011)

L’accueil des migrants, une question de charité ?

Donatien Lecat
Donatien Lecat

Conférence du 30 septembre 2010 à Cholet

Projet de loi sur l’immigration : déclaration des évêques de la Commission pour la Mission universelle de l’Eglise









Une partie de l'assistance
Une partie de l’assistance















Introduction

I – L’enracinement biblique

1 – L’Ancien Testament

Abraham, nomade, offre et reçoit l’hospitalité : Gn 12,1 – Gn 18, 1-5 – Gn 20, 14-15. « L’étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers au pays d’Egypte » Lv 19, 34. Le Dieu nomade : 2S 7, 5

2 – Le Nouveau Testament

Jésus s’est fait étranger à lui-même : Ph 2, 6-8 La samaritaine : Jn 4, 1-42 « Il n’y a ni juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus. » Ga 3, 28 ; Col 3,11

3- Le socle théologique

L’accueil de l’étranger est une figure de l’accueil du Christ Dans l’Eglise il n’y a pas d’étranger Le peuple de Dieu est lui-même en migration, donc partout étranger

II – Les commandements et les orientations du Magistère

1 – Les commandements :

Cf. : §3 du Compendium : « Cette doctrine a une profonde unité, qui jaillit de la Foi en un salut intégral, de l’Espérance en une justice pleine et de la Charité qui rend tous les hommes vraiment frères dans le Christ : c’est une expression de l’amour de Dieu pour le monde, qu’il a tant aimé jusqu’à « donner son fils unique » (Jn 3,16). La loi nouvelle de l’Amour embrasse l’humanité tout entière et ne connaît pas de limites, car l’annonce du salut dans le Christ s’étend « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

« Comment en effet proclamer le commandement nouveau sans promouvoir dans la justice et la paix, la véritable, l’authentique croissance de l’homme ? » (Exhortation apostolique Evangeli Nuntiandi de 1976, § 31).

2 – Les orientations

Cf. : infra

III – L’agir chrétien

1 – Un rappel : l’ancienne tradition hospitalière des chrétiens 2 – L’engagement autour de la question des migrants 3 – L’engagement pour la paix et le développement

Quelques textes essentiels L’Eglise reconnaît l’immigration comme un droit naturel du fait même de la destination universelle des biens : « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples » [1]. [1] Constitution « Gaudium et Spes » de Vatican II. Léon XIII cite aussi ce principe dans « Rerum Novarum » (1891).

Pie XII disait : « la domination de chaque nation, bien qu’elle doive être respectée, ne peut être exagérée au point que, si un endroit quelconque de la terre permet de faire vivre un grand nombre d’hommes, on n’en interdira, pour des motifs insuffisants et pour des causes non justifiées, l’accès à des étrangers nécessiteux et honnêtes, sauf s’il existe des motifs d’utilité publique, à peser avec le plus grand scrupule » Cf. : Constitution apostolique « Exsul familia » (1er août 1952), reprenant une phrase de Pie XII dans sa lettre à l’épiscopat des Etats-Unis de 1948.

« Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs de migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges » (cf. : catéchisme, § 2241).

Encyclique Caritas in veritate de 2009, Benoît XVI écrit : « Le phénomène des migrations est un autre aspect qui mérite attention quand on parle de développement humain intégral. C’est un phénomène qui impressionne en raison du nombre de personnes qu’il concerne, des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, et à cause des défis dramatiques qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale. Nous pouvons dire que nous nous trouvons face à un phénomène social caractéristique de notre époque, qui requiert une politique de coopération internationale forte et perspicace sur le long terme afin d’être pris en compte de manière adéquate. Une telle politique doit être développée en partant d’une étroite collaboration entre les pays d’origine des migrants et les pays où ils se rendent ; elle doit s’accompagner de normes internationales adéquates, capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des familles émigrées et, en même temps, ceux des sociétés où arrivent ces mêmes émigrés. Aucun pays ne peut penser être en mesure de faire face seul aux problèmes migratoires de notre temps. Nous sommes tous témoins du poids de souffrances, de malaise et d’aspirations qui accompagne les flux migratoires. La gestion de ce phénomène est complexe, nous le savons tous ; il s’avère toutefois que les travailleurs étrangers, malgré les difficultés liées à leur intégration, apportent par leur travail, une contribution appréciable au développement économique du pays qui les accueille, mais aussi à leur pays d’origine par leurs envois d’argent. Il est évident que ces travailleurs ne doivent pas être considérés comme une marchandise ou simplement comme une force de travail. Ils ne doivent donc pas être traités comme n’importe quel autre facteur de production. Tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance »

La Conférence épiscopale dans son communiqué du 24 septembre : « L’Etat a le devoir d’établir des règles. Dans le domaine de l’immigration, le gouvernement est amené à procéder à la régulation des flux migratoires, prenant en compte le bien commun. Les responsables politiques ont donc à prendre des décisions difficiles, nous le savons bien. »

Voir aussi Site internet de la Conférence des évêques de France Les revues Etudes et Projet Compendium de l’Eglise catholique Déclaration des évêques de France, Qu’as-tu fait de ton frère ? rendue publique lors de l’élection présidentielle de 2007, éditée par le CERF.