Les
baptisés adultes de Pâques
Rencontre
avec Nathalie, catéchumène comblée
Jeune
maman de trente ans d'origine angevine et installée à Cholet avec
sa petite famille, dont deux enfants, Nathalie recevra le Baptême en l'église
Sainte-Bernadette lors de la veillée pascale. Dans une dizaine de jours,
Nathalie effectuera la démarche dont elle rêve depuis longtemps et
que les aléas de la vie lui ont empêché d'effectuer plus tôt.
Elle répond simplement à nos questions et atteste de son bonheur,
et de la plénitude qui la comble après tant d'années de recherche
et d'attente.
CholetCatho
: Nathalie, comment vous est venue l'intention de demander le Baptême ?
Nathalie
: C'est une décision qui a longuement mûri chez moi. Elle remonte
sans aucun doute à l'enfance. Ma famille maternelle n'était pas
concernée par le fait religieux et je n'ai pas été baptisée.
A l'âge de cinq ans j'ai été placée dans une famille
d'accueil qui ne l'était guère plus
D'où pas de
Baptême non plus
CC.
: La petite fille que vous étiez a vécu cette enfance sans Dieu
de quelle manière ?
N. : J'ai connu de grands moments de solitude.
Il me manquait quelque chose pas facile à définir, comme une mise
en marge. Je restais seule avec mes questions, et les interrogations que se posent
tous les enfants.
CC.
: Cette solitude vous l'avez gérée de quelle manière ?
N.
: À cette époque pour meubler ma solitude, j'ai ressenti le besoin
de m'adresser directement à Jésus. Je lui parlais, et j'ai
vraiment eu envie de m'engager d'avantage.
CC.
: Quel a donc été l'élément déclanchant qui
vous a fait prendre le chemin du Baptême, et à quel âge ?
N.
: Le désir de vivre ma Foi comme tous les baptisés. Ce n'a pas été
seulement un élément unique mais une suite de rencontres, comme
cela se produit souvent dans la vie. Le première rencontre, essentielle,
a été celle de Marielle. J'étais adolescente et j'ai fait
sa connaissance pendant mes études à Angers voilà quatorze
ans.
CC.
: Déterminante pourquoi ?
N. : Grâce à elle qui était
devenue une amie et grâce à sa famille, imprégnée
de foi chrétienne, auprès desquelles j'ai pu m'éduquer.
J'ai donc pu enfin partager les mêmes valeurs avec quelqu'un de proche,
les faire fructifier. J'étais comme la seconde fille de cette famille,
et pour moi, c'était une autre famille, dans laquelle j'étais entourée
et me sentais bien.
CC.
: Vous êtes restée très proches
N. : Au-delà
de ce que vous imaginez. Marielle sera ma Marraine. Et son époux, Christophe,
qui n'était pas baptisé, lui non plus, a suivi le même cheminement
et recevra le sacrement en même temps que moi à Sainte-Bernadette
! Je reconnais que j'ai même un peu poussé à la roue pour
qu'il m'accompagne sur ce chemin, et partage ma démarche.
CC.
: Etonnant, mais comment à l'âge de vingt huit ans demande t'on le
Baptême ?
N. : J'en parlais souvent, et je me sentais chrétienne,
cela devenait une évidence et une nécessité
CC.
: A quelle occasion avez effectué la démarche officielle ?
N.
: Pour la seconde fois, j'étais allé demander un baptême,
pour Nathan, mon second enfant, cette fois. Dans la foulée, j'ai fait part
de mon désir d'être moi-même baptisée à la personne
qui m'avait reçue à Sainte Bernadette.
CC.
Marie Jo Cousin
N. J'ai parlé de rencontres déterminantes.
La première fut celle de Marielle, la seconde fut assurément celle
de Marie Jo Cousin. J'ai reçu d'elle un accueil formidable d'elle comme
de l'abbé Jean Claude Davodeau ; tous les deux très chaleureux et
à l'écoute.
CC.
: Cela fait deux ans que vous êtes en chemin vers le Baptême
N.
: Précisément depuis septembre 2007. Nous nous réunissons
avec nos accompagnants, Marie Jo et le Père Davodeau, une fois par mois.
En décembre dernier nous avons eu une réunion diocésaine
avec l'ensemble des catéchumènes, et en février une autre
à l'occasion de l'appel définitif.
CC.
: Que représente le catéchuménat et comment le vivez vous
?
N. : Le catéchuménat nous donne à penser par nous-mêmes
; à se poser des questions. J'espère que je me suis posée
les bonnes questions. Cela m'a apporté un sentiment de plénitude.
Il y a tellement de choses à découvrir, et le catéchuménat
comble plein de vide, de la même manière que le Baptême concrétise
une demande de foi