Un prêtre libanais est venu nous parler des chrétiens d’Orient

Samedi soir 26 janvier, en l’église d’Yzernay, la communauté paroissiale de Saint Jean du Bocage a accueilli un prêtre libanais catholique de rite maronite : Jean Samer Nassif. Doté d’une voix magistrale impressionnante, Jean Samer s’est fait le porte-parole de tous les chrétiens du monde entier, particulièrement ceux du Moyen-Orient.

Jean Samer nous a parlé des chrétiens persécutés. Ainsi, en Egypte, nos frères dans la foi sont la cible des terroristes, les lieux de culte sont visés. En Syrie et en Irak, les chrétiens ont été forcés à l’exil. Aujourd’hui, après avoir vécu dans les camps de refugiés dans les pays limitrophes, ils tentent de revenir chez eux dans des villages en ruines. Ne parlons pas des Yésidis dont les femmes ont été réduites en esclavages par Daech et les hommes torturés. Jean Samer a mentionné quatre religieuses d’origine indienne qui ont été décapitées dans un pays musulman, sinistre récompense pour leur travail auprès des démunis. En Arabie Séoudite, la religion chrétienne est strictement interdite.

Le père Jean Samer Nassif est venu nous en parler au nom de l’AED (association Aide de l’Eglise en Détresse). Fondé en 1947, L’AED intervient dans 145 pays pour soutenir l’Eglise, notamment 19 000 séminaristes, 800 prêtres et religieux qui grâce à des bourses d’études deviennent à leur tour des formateurs. L’AED soutient aussi la construction de chapelles, de séminaires, l’aide à la motorisation et à la diffusion de livres religieux.

Emouvant fut le moment où le prêtre libanais a proclamé les mots de la consécration et du Notre Père en araméen, la langue utilisés par Jésus il y a deux mille ans. Dans son homélie, il a évoqué son pays : " Le Liban est le seul état du Moyen-Orient où règne la liberté religieuse. Le pardon doit être quotidien pour que le Liban continue d’exister. Il n’y aura pas de paix sans pardon." a-t-il proclamé en martelant ses mots. Ce soir-là, l’Esprit a soufflé, les fidèles de l’assemblée peuvent témoigner.